
Depuis le succès du “Grand Bleu” ou les performances étonnantes des apnéistes mises en scène dans des documentaires, explorer le monde de la plongée sans bouteille en fait rêver plus d’un. Rien de plus facile que de retenir sa respiration pour plonger en apnée ? Pas si sûr. C’est à la portée de tout le monde, même si ce réflexe naturel demande un certain entraînement. Voyons qui peut faire de l’apnée, quels en sont les effets, comment pratiquer, avec quel matériel et quelles règles de sécurité, avant de débuter l’apnée.
Vous, moi, à peu près tout le monde, à condition de se sentir à l’aise dans l’eau et surtout sous l’eau, même si à la base, on n’est pas un excellent nageur.
Ceux qui ont déjà pratiqué le snorkeling font de bons candidats et ils apprennent à observer sans déranger, à prendre le temps de la randonnée aquatique..
De toute façon, l’apnée offre une approche différente du monde aquatique. On va devoir apprendre à se mouvoir, à respirer différemment, en utilisant un équipement, contrairement à la natation.
Par exemple, il n’y a pas de compétition ni d’agitation lorsqu’on plonge. La lenteur est même la norme.
De même, la respiration n’a rien à voir avec celle de la nage, elle doit être ample et profonde, plus proche de la respiration du yoga.
Plonger plusieurs mètres sous l’eau nécessite bien souvent le port d’une combinaison, car l’eau fraîchit en profondeur, un masque et tuba, ainsi que du matériel de lestage pour pouvoir descendre. En revanche pas de bouteilles, la réserve d’air est dans vos poumons.
Débuter l’apnée impose de savoir nager un minimum, sans grande technique cependant, et surtout de savoir palmer, parfois vigoureusement, pour lutter contre le courant.
Il est important d’être en bonne condition physique, en bonne santé et de se nourrir le plus sainement possible pour garantir de bonnes capacités physiques et mentales.
L’apnée se pratique en milieu naturel, mer ou la piscine mais généralement l’apprentissage se passe d’abord en piscine (tout le monde n’a pas la chance d’habiter près de la mer).
On distingue trois types d’apnée :
Le réflexe d’immersion est commun à tous les mammifères. Le rythme cardiaque ralentit naturellement et le sang et l’oxygène se concentrent dans les organes vitaux. On reste sous l’eau sans avoir l’impression d’étouffer (ce qui n’est pas toujours le cas en surface, si on se retient de respirer quelques secondes).
C’est pour cette raison qu’on peut avoir l’impression de manquer d’air et de ne pas être fait pour l’apnée, si on s’arrête à cette observation.
Prendre conscience de sa respiration hors de l’eau et garder de l’air dans les poumons une fois sous l’eau est plus facile si on apprend à se détendre et à se calmer en utilisant la respiration ventrale.
La respiration ventrale est différente de la respiration thoracique et certaines personnes ont du mal avec ça.
On inspire par le nez, on gonfle le ventre en premier et ensuite la cage thoracique se gonfle. On retient l’air et on expire lentement en vidant l’air du ventre, puis de la cage thoracique.
La respiration doit se faire de façon naturelle sans exagération, une fois qu’on a acquis la technique.
Les apnéistes professionnels “hypo ventilent” avant de s’immerger, c’est une respiration proche de celle de l’état de méditation, entre veille et sommeil qui ralentit le cœur.
L’apnée nécessite un peu plus de matériel que la natation et un peu moins que la plongée sous-marine.
Masque et tuba : Un bon masque doit être confortable et étanche. Le tuba doit être simple et efficace pour la respiration en surface.
Palmes : Les palmes de freediving sont plus longues et plus flexibles que celles de plongée sous-marine, offrant une meilleure propulsion avec moins d’effort.
Combinaison : En fonction de la température de l’eau, une combinaison de plongée peut être nécessaire pour maintenir la chaleur corporelle et lutter contre le froid.
Ceinture de plomb : Le lestage permet d’ajuster la flottabilité pour faciliter la descente et la remontée.
Ordinateur de plongée : Un ordinateur de plongée spécialisé pour l’apnée peut aider à suivre la profondeur, le temps d’apnée et les phases de récupération.
Lorsque vous débutez, vous n’êtes pas exposé aux risques que rencontrent les plongeurs d’apnée profonde. Vous avez sûrement déjà entendu parler de manque d’oxygène et de syncope, voire de blackout, mais ces traumatismes guettent surtout ceux qui flirtent avec leurs limites ou plongent seuls.
Ce que vous devez apprendre à gérer absolument, ce sont les techniques de compensation pour éviter toute blessure aux tympans ou aux sinus, plus fréquentes qu’on ne le croit, même chez les plongeurs les plus aguerris qui commettent des imprudences.
En revanche, vous pouvez souffrir de fausses peurs ou croyances : la crainte d’animaux sous-marins hostiles, comme des méduses, des requins ou des pieuvres, la sensation de claustrophobie ou la peur de ne pas avoir assez d’air pour remonter à la surface.
Pour éviter cela, respectez quelques règles :

Il n’y a pas d’âge pour démarrer, les enfants en bas âge peuvent pratiquer le snorkeling pour se familiariser au port du masque et tuba.
Mais pour devenir freediver à proprement parler, il est recommandé de suivre des cours, afin d’être capable de pratiquer en toute sécurité.
Ensuite plusieurs formations proposent d’apprendre le freediving (PADI, SSI ou AIDA sont des organisations reconnues), dont certaines, accessibles dès 8 à 12 ans, permettent d’apprendre les techniques de l’apnée et les règles de base.
Il y en a forcément une près de chez vous, ou bien un Club d’apnée, renseignez-vous. Vous aurez un accompagnement et des conseils de passionnés, avec des personnes qui sauront répondre à vos interrogations.
Vous pourrez également vous informer en lisant notre blog ou en faisant vos propres recherches, afin de vous tenir au courant des dernières évolutions.
3 étapes avec un instructeur sont nécessaires ;
En suivant ces conseils, vous pourrez débuter l’apnée en toute sécurité et profiter pleinement de cette incroyable aventure sous-marine. Souvenez-vous toujours que la sécurité passe avant tout, et que la progression en apnée doit se faire de manière progressive et contrôlée. C’est à vous de jouer !